Samir Nasri fait le point
Victime le 7 juillet dernier d'une grosse entorse de la cheville, Samir Nasri va aujourd'hui beaucoup mieux. A la Commanderie, il s'active pour retrouver toutes ses sensations. Son retour à la compétition est espéré...
Tout le monde a encore en tête les images de Nasri se tordant de douleur sur la pelouse de Dax lors du match amical contre Bordeaux. A ce moment là, on craignait le pire pour le meilleur joueur olympien de la saison dernière. "Sur le coup j'ai eu peur, j'ai cru que j'allais être arrêté pas mal de temps" confie avec le recul Nasri. "Les médecins aussi, on a craint le pire avec la fracture du péroné, mais avec l'IRM, on a été tout de suite rassuré".
Sur l'action, c'est son ami Pierre Ducasse (que Samir a côtoyé dans les sélections de jeunes de l'Équipe de France) qui le blesse. Mais il avoue ne pas en vouloir au Bordelais : "C'est un incident de jeu involontaire, ce sont des choses qui arrivent. Il s'est excusé le soir même, il s'en voulait. Je ne vais pas me plaindre mais c'est regrettable dans le sens où c'est un match amical" déplore quand même Nasri.
Une rééducation qui évolue bien
Depuis, le jeune Olympien a entamé sa rééducation. Il a rapidement délaissé les béquilles et a pu remarcher sans trop de difficulté. Ses journées sont rythmées par de nombreux exercices. "J'arrive à la Commanderie à 9h et jusqu'à 13h, je fais des soins sur la cheville, de la musculation, du vélo. Après je reviens à 16h et jusqu'à 20h c'est piscine et de nouveau des soins" détaille Nasri. Il estime n'avoir pas trop perdu au niveau de la préparation physique "parce qu'au bout de quatre jours je refaisais déjà du vélo" note-t-il.
Mais pour l'instant, toujours pas de course ni de ballon en vue. "Le jour où je reprendrais la course, c'est qu'il n'y aura vraiment plus de douleur" estime Nasri. "Déjà, je commence à courir en piscine et j'espère que je vais progressivement recourir dans les jours qui viennent. Après pour le ballon, c'est trop tôt encore, on verra après la reprise des footings".
En tout cas, Nasri ne souffre plus trop : "Je ne ressens pas de douleur vive mais une petite gêne au niveau du talon quand je suis sur la pointe des pieds. Mais ça va passer au fil du temps" positive Samir. Il faut dire que le minot semble être satisfait de l'évolution de sa blessure : "Je suis très content car ça va mieux que prévu". En effet, la petite lésion apparue au niveau des tendons guérit de bonne manière selon Nasri et Christophe Baudot, le médecin de l'OM : "Nous faisons le point tous les jours, Samir évolue très bien, sa lésion cicatrise bien".
Un retour plus vite que prévu ?
La question que tout le monde se pose reste de savoir quand Nasri pourra-t-il reprendre la compétition ? "Il devrait être de retour dans les délais que nous nous étions donné au départ : quatre ou cinq semaines" rétorque le docteur olympien. Ce qui laisse la place à une éventuelle participation au premier match du championnat de l'OM à Strasbourg le samedi 4 août prochain.
Le joueur se dit lui-même confiant : "Aujourd'hui, il y a beaucoup d'espoir pour ce match" déclare-t-il. "Mais je ne prendrais pas de risques inconsidérés, il faut rester raisonnable et continuer à bosser" tempère-t-il. "Le jour où je reprendrai la compétition, c'est que ma cheville sera en parfait état. Je ne veux pas me précipiter. Si je suis de retour le 11 août (NDLR : pour OM-Rennes, 2e journée) tant mieux, mais si je peux revenir avant, je le ferais".
La décision sera prise d'un commun accord avec le staff médical et technique de l'OM. Ainsi, de son côté l'entraîneur olympien Albert Emon semble également optimiste : "Je suis confiant, je pense que Samir sera présent à Strasbourg. On en rediscutera avec le corps médical. On ne va pas se donner des coups de poignard si Samir n'est pas là mais je préfère qu'il soit là" a-t-il déclaré.
Il faut dire que Nasri commence déjà à avoir des fourmis dans les jambes, surtout quand il regarde ses partenaires s'entraîner sans lui. "Ça me donne tellement envie, et même plus que ça" se lamente-t-il. "J'avais à peine repris, j'étais bien, sur ma lancée, c'est dommage qu'il y ait ce contretemps. C'est le destin. Mais je vais revenir encore plus fort".